Sources et références
Voici la bibliographie sur laquelle repose l'ensemble du site : les spécifications de l'IETF, les registres de l'IANA et des registres régionaux, les textes juridiques européens et français, et les fournisseurs de données que nous interrogeons. Chaque entrée précise ce que le document établit et à quel endroit du site nous nous en servons.
Comment nous hiérarchisons nos sources
Toutes les sources ne se valent pas, et l'ordre dans lequel nous les consultons n'est pas arbitraire. Nous appliquons systématiquement la hiérarchie suivante :
- La spécification Le document qui définit le protocole, généralement une RFC publiée par l'IETF. C'est la seule source qui puisse trancher une question de format, de comportement attendu ou de plage réservée.
- Le registre Quand un chiffre doit être attribué (un numéro de port, un bloc d'adresses, un numéro d'AS), c'est un registre qui fait foi : l'IANA au niveau mondial, les registres régionaux pour les adresses, l'AFNIC pour le
.fr. - La documentation officielle d'un acteur Pour un comportement propre à un opérateur, à un éditeur de système d'exploitation ou à une autorité publique, nous nous appuyons sur sa propre documentation : assistance d'un fournisseur d'accès, publications de l'ANSSI, doctrine de la CNIL.
- La presse spécialisée et les travaux de recherche Utiles pour le contexte, l'historique ou l'ordre de grandeur, jamais pour établir seuls un fait technique. Nous ne reprenons pas un chiffre lu ailleurs sans remonter à sa source d'origine.
Une conséquence pratique : lorsqu'une source de rang inférieur contredit une source de rang supérieur, c'est la seconde qui l'emporte, et nous le signalons dans le texte. Il arrive par exemple que la documentation d'un constructeur de routeur emploie « NAT » dans un sens plus restreint que celui de la RFC 2663 ; nous conservons alors la définition de la RFC et expliquons l'écart dans notre guide sur le NAT.
Fondamentaux d'Internet
Six documents suffisent à couvrir la mécanique de base d'une connexion. Ils sont anciens pour la plupart, et toujours en vigueur.
| Référence | Ce qu'elle définit | Où nous l'utilisons |
|---|---|---|
| RFC 791 : Internet Protocol (STD 5, 1981) | Le format de l'en-tête IPv4, l'adresse sur 32 bits, la fragmentation, le champ TTL et la notion de routage de proche en proche. | Qu'est-ce qu'une adresse IP, convertisseur d'adresse IP |
| RFC 792 : Internet Control Message Protocol (1981) | Les messages de contrôle : echo request et echo reply qu'utilise ping, time exceeded sur lequel repose traceroute, destination unreachable. |
Ping et traceroute |
| RFC 793, remplacée par la RFC 9293 (STD 7, 2022) | TCP : la poignée de main en trois temps, les ports source et destination, l'acquittement et le contrôle de congestion. | Liste des ports TCP/UDP |
| RFC 768 : User Datagram Protocol (STD 6, 1980) | Le transport sans connexion ni garantie de livraison, utilisé par le DNS, la voix sur IP et la plupart des jeux en ligne. | Ports TCP/UDP, adresse IP et jeux vidéo |
| RFC 8200 : IPv6 (STD 86, 2017) | La spécification IPv6 en vigueur : adresse sur 128 bits, en-tête de taille fixe, en-têtes d'extension, disparition de la fragmentation par les routeurs. | IPv4 et IPv6, activer IPv6 chez soi |
| RFC 1122 : Requirements for Internet Hosts (STD 3, 1989) | Ce qu'une machine connectée doit implémenter pour se comporter correctement ; c'est aussi le texte qui fixe le rôle de la boucle locale 127.0.0.0/8. |
Adresses IP réservées |
Adressage et plages spéciales
C'est le domaine où les approximations circulent le plus. Chaque plage « spéciale » que nous listons est rattachée au document qui la réserve, sans exception.
| Référence | Ce qu'elle définit | Où nous l'utilisons |
|---|---|---|
| RFC 1918 (BCP 5) | Les trois plages privées IPv4 : 10.0.0.0/8, 172.16.0.0/12 et 192.168.0.0/16, non routées sur l'Internet public. |
IP publique et IP privée |
| RFC 6598 | Le Shared Address Space 100.64.0.0/10, réservé aux équipements de partage d'adresses des opérateurs. Voir une telle adresse sur son routeur est le signe le plus fiable d'un CGNAT. |
Le CGNAT (IP partagée) |
| RFC 4193 | Les adresses locales uniques IPv6 (fc00::/7), équivalent conceptuel des adresses privées IPv4 pour les communications internes. |
IPv6 à la maison |
| RFC 3927 | Les adresses link-local IPv4 169.254.0.0/16, qu'une machine s'attribue elle-même lorsqu'aucun serveur DHCP ne lui répond. |
Le DHCP expliqué |
| RFC 4291 | L'architecture d'adressage IPv6 : notation hexadécimale, compression par ::, boucle locale ::1, portée link-local fe80::/10, adresses multicast. |
IPv4 et IPv6, glossaire |
| RFC 6890 | Le principe des registres d'adresses à usage spécial et les attributs qui décrivent chaque plage (utilisable comme source, comme destination, transférable, globalement routable). | Adresses IP réservées |
| RFC 5737 et RFC 3849 | Les plages réservées à la documentation : 192.0.2.0/24, 198.51.100.0/24, 203.0.113.0/24 en IPv4 et 2001:db8::/32 en IPv6. |
Nos exemples dans le calculateur de sous-réseau et les tables de masques |
Astuce : quand un site vous propose une adresse d'exemple qui n'appartient à aucune de ces plages de documentation, méfiez-vous : elle appartient à quelqu'un. Les captures d'écran de tutoriels réutilisent souvent l'IP réelle de leur auteur.
Traduction d'adresses et attribution
Ces six documents expliquent pourquoi votre ordinateur porte une adresse différente de celle que voient les sites, et comment il l'a obtenue.
| Référence | Ce qu'elle définit | Où nous l'utilisons |
|---|---|---|
| RFC 2663 | La terminologie du NAT : NAT basique, NAPT (traduction avec les ports), table de correspondance, contraintes sur les protocoles qui transportent une adresse dans leurs données. | Le NAT expliqué |
| RFC 3022 | Le NAT « traditionnel », celui qu'implémentent les box grand public : réécriture de l'adresse source sortante et suivi des sessions. | Ouvrir un port sur sa box |
| RFC 6888 (BCP 127) | Les exigences imposées aux CGN d'opérateurs : limitation du nombre de ports par abonné, journalisation permettant de remonter à un client, comportement attendu en cas de saturation. | CGNAT, ce que votre FAI conserve |
| RFC 2131 | DHCP : la séquence discover, offer, request, acknowledge, la notion de bail et sa durée, le renouvellement à mi-parcours. | Le DHCP expliqué |
| RFC 4862 | L'autoconfiguration IPv6 sans état (SLAAC) : construction d'une adresse à partir du préfixe annoncé par le routeur, détection d'adresse dupliquée. | Activer IPv6 chez soi |
| RFC 8981 | Les adresses temporaires IPv6, qui changent régulièrement pour éviter qu'un identifiant d'interface stable ne suive l'utilisateur de réseau en réseau. | Empreinte du navigateur, l'adresse MAC |
Noms de domaine et authentification du courrier
Le DNS est le point de passage de presque toute activité en ligne, et le socle des mécanismes qui authentifient un expéditeur de courriel.
| Référence | Ce qu'elle définit | Où nous l'utilisons |
|---|---|---|
| RFC 1034 et RFC 1035 (STD 13) | L'espace de noms hiérarchique, les zones et la délégation, le format des messages de requête et de réponse, les types d'enregistrements historiques et le rôle du TTL. | Le DNS expliqué, types d'enregistrements DNS |
| RFC 7858 | DNS over TLS : les requêtes DNS transportées dans une session TLS, sur le port 853 dédié. | DNS chiffré : DoH et DoT |
| RFC 8484 | DNS over HTTPS : les mêmes requêtes encapsulées dans du trafic HTTPS ordinaire, dont le contenu échappe à l'observation du réseau, la connexion vers un résolveur DoH connu reste, elle, identifiable et blocable. | Changer de serveur DNS |
| RFC 7208 | SPF : l'enregistrement TXT par lequel un domaine déclare quelles adresses IP sont autorisées à envoyer du courrier en son nom. | Adresse IP et e-mails |
| RFC 6376 | DKIM : la signature cryptographique apposée par le serveur expéditeur et vérifiable via une clé publique publiée dans le DNS. | Analyseur d'en-têtes d'e-mail |
| RFC 7489 | DMARC : la politique qui indique au destinataire quoi faire quand SPF et DKIM échouent, et l'envoi de rapports au propriétaire du domaine. | SPF, DKIM et DMARC |
| RFC 8659 | L'enregistrement CAA, par lequel un domaine restreint la liste des autorités de certification habilitées à lui délivrer un certificat. | Types d'enregistrements DNS |
Web, HTTP et messagerie
Ce que votre navigateur transmet à chaque page consultée, et ce qu'un en-tête de courriel permet de reconstituer, sont décrits dans ces cinq documents.
| Référence | Ce qu'elle définit | Où nous l'utilisons |
|---|---|---|
| RFC 9110 : HTTP Semantics (2022) | La sémantique HTTP indépendante de la version : méthodes, codes de statut, champs d'en-tête tels que User-Agent, Accept-Language ou Referer. |
Mes en-têtes HTTP, codes de statut HTTP |
| RFC 9111 : HTTP Caching (2022) | Le fonctionnement des caches, les directives Cache-Control et la validation conditionnelle ; utile pour comprendre les réponses 304. |
Codes de statut HTTP |
| RFC 6455 | Le protocole WebSocket : la bascule d'une connexion HTTP vers un canal bidirectionnel persistant, largement utilisé par les applications temps réel. | Ports TCP/UDP |
| RFC 5321 | SMTP : le dialogue entre serveurs de courrier et la règle selon laquelle chaque relais ajoute un en-tête Received en tête du message. |
Analyseur d'en-têtes d'e-mail |
| RFC 5322 | Le format d'un message : structure des en-têtes, champs From, Date, Message-ID, et distinction entre l'expéditeur affiché et l'expéditeur d'enveloppe. |
Adresse IP et e-mails |
Registres et bases publiques
Une spécification dit ce qu'est un numéro de port ou un bloc d'adresses ; un registre dit à qui il a été attribué. Les deux sont nécessaires, et ce sont les registres qui alimentent nos tables de référence.
| Référence | Ce qu'elle définit | Où nous l'utilisons |
|---|---|---|
| Registre IANA des noms de service et des ports (procédures fixées par la RFC 6335) | L'affectation officielle des ports TCP et UDP et la division en trois plages : ports système de 0 à 1023, ports enregistrés de 1024 à 49151, ports dynamiques de 49152 à 65535. | Liste des ports TCP/UDP |
| Registres IANA des adresses à usage spécial (IPv4 et IPv6) | La liste faisant autorité des plages réservées, chacune renvoyant à la RFC qui la crée. C'est la source que nous privilégions plutôt que les listes recopiées de site en site. | Adresses IP réservées |
| Les cinq registres régionaux (AFRINIC, APNIC, ARIN, LACNIC, RIPE NCC) | L'attribution des blocs d'adresses et des numéros d'AS aux opérateurs. Le RIPE NCC couvre l'Europe, le Moyen-Orient et l'Asie centrale ; il a épuisé sa réserve d'adresses IPv4 disponibles en novembre 2019, ce qui explique la généralisation du partage d'adresses. | Les FAI français, CGNAT |
| WHOIS (RFC 3912) et RDAP (RFC 7480, 9082, 9083) | Les deux protocoles de consultation des données d'enregistrement. RDAP en est la version moderne : réponses en JSON, accès par HTTPS, gestion fine des droits d'accès aux données personnelles. | Recherche d'adresse IP |
| Le projet Tor et sa liste publique de nœuds de sortie | La liste, publiée et régulièrement mise à jour, des adresses par lesquelles le trafic Tor rejoint l'Internet ordinaire. Le principe du routage en oignon est décrit dans la publication de référence de 2004 signée Dingledine, Mathewson et Syverson. | Le bouclier d'anonymat de la page d'accueil et notre guide sur Tor |
Sécurité et bonnes pratiques
Pour les recommandations de sécurité, nous nous appuyons sur les publications de l'ANSSI, autorité nationale créée en 2009, plutôt que sur des listes de conseils sans auteur identifiable. L'intérêt de ces documents est qu'ils justifient chaque mesure au lieu de l'énoncer.
| Référence | Ce qu'elle définit | Où nous l'utilisons |
|---|---|---|
| Guide d'hygiène informatique (ANSSI) | Les mesures de base applicables à toute infrastructure : inventaire, mises à jour, cloisonnement, gestion des comptes d'administration, journalisation. | Sécuriser sa box Internet |
| Recommandations de sécurité relatives aux réseaux Wi-Fi (ANSSI) | Le choix du mode de chiffrement, la robustesse de la clé, la désactivation des fonctions de configuration automatique et les précautions sur les réseaux ouverts. | Wi-Fi public : les bons réflexes |
| Publications de l'ANSSI sur TLS et la sécurisation des sites web | Les versions de protocole et les suites cryptographiques recommandées, ainsi que les en-têtes de sécurité attendus côté serveur. | DNS chiffré, notre méthodologie |
| Publications de l'ANSSI et de Cybermalveillance.gouv.fr sur les équipements grand public | La segmentation des objets connectés, le changement des identifiants par défaut, la conduite à tenir en cas de compromission d'un équipement domestique. | Sécuriser ses objets connectés, mon IP est bloquée |
Protection des données et droit
La question « une adresse IP est-elle une donnée personnelle ? » revient constamment, et la réponse ne se trouve pas dans une RFC. Elle repose sur un texte européen, une jurisprudence et une doctrine nationale. Nous décrivons ce que ces documents établissent, sans en tirer de conseil applicable à une situation particulière.
| Référence | Ce qu'elle définit | Où nous l'utilisons |
|---|---|---|
| Règlement (UE) 2016/679 (RGPD), article 4 et considérant 30 | L'article 4 définit la donnée à caractère personnel comme toute information se rapportant à une personne identifiée ou identifiable, y compris par un identifiant en ligne. Le considérant 30 cite explicitement les adresses IP parmi ces identifiants. | Adresse IP et RGPD |
| CJUE, 19 octobre 2016, Breyer, affaire C-582/14 | Une adresse IP dynamique constitue une donnée à caractère personnel pour l'éditeur d'un site lorsque celui-ci dispose de moyens légaux raisonnables d'identifier la personne, notamment en s'adressant au fournisseur d'accès. Le caractère personnel est donc relatif à celui qui détient la donnée. | Adresse IP et RGPD |
| CJUE, 6 octobre 2020, La Quadrature du Net e.a., affaires C-511/18, C-512/18 et C-520/18 | Les conditions dans lesquelles le droit de l'Union admet, ou non, une conservation généralisée des données de trafic et de localisation par les opérateurs. | Ce que votre FAI conserve |
| Conseil d'État, 21 avril 2021, French Data Network et autres | La transposition en droit interne de cette jurisprudence européenne et l'articulation entre exigences de sécurité nationale et protection des données de connexion. | Conservation des données |
| Code des postes et des communications électroniques, article L. 34-1 et textes d'application | Les obligations de conservation pesant sur les opérateurs français et les catégories de données concernées, distinctes du contenu des communications. | Ce que votre FAI conserve |
| Loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 (Informatique et Libertés) et doctrine de la CNIL | Le cadre national, les pouvoirs de la CNIL, ses lignes directrices sur les cookies et traceurs et les conditions d'exemption de consentement pour la mesure d'audience. | Politique de confidentialité, IP et RGPD |
Attention : ce site n'est pas une source de conseil juridique. Nous restituons le contenu de textes et de décisions publics à des fins pédagogiques. Une situation individuelle (litige, réquisition, obligation de conformité) dépend de faits que nous ignorons et appelle l'avis d'un professionnel du droit ou une saisine de l'autorité compétente.
Fournisseurs de données utilisés par le site
Les pages ci-dessus décrivent nos sources documentaires. Les données affichées en temps réel, elles, proviennent de prestataires que nous nommons systématiquement, licence et attribution comprises.
| Référence | Ce qu'elle définit | Où nous l'utilisons |
|---|---|---|
| ipinfo.io | L'estimation de localisation associée à une adresse : pays, région, ville, coordonnées approximatives, organisation et numéro d'AS, nom d'hôte inverse. Ce sont des estimations commerciales, pas des données officielles : la ville affichée est souvent celle d'un point de présence de l'opérateur. | Page d'accueil, recherche d'adresse IP, géolocalisation par IP |
| OpenStreetMap | Les données cartographiques, contribuées par une communauté ouverte et publiées sous licence ODbL. L'attribution aux contributeurs est affichée sous chaque carte, comme la licence l'exige. | La carte de la page d'accueil |
| CARTO | Le rendu graphique des tuiles à partir des données OpenStreetMap, dans une déclinaison claire et une déclinaison sombre accordées au thème du site. | La carte de la page d'accueil |
| Leaflet (bibliothèque JavaScript, licence BSD à 2 clauses) | L'affichage interactif de la carte : zoom, déplacement, marqueur. Chargée depuis un CDN avec un contrôle d'intégrité, et uniquement lorsque des coordonnées sont disponibles. | La carte de la page d'accueil, détaillée dans notre méthodologie |
Comment lire une RFC
Les RFC ont mauvaise réputation : texte brut, ton austère, absence d'illustrations. Elles sont pourtant lisibles dès qu'on connaît trois conventions, et il est utile de savoir les consulter soi-même plutôt que de dépendre de la vulgarisation d'autrui.
Le statut compte plus que le numéro. Une RFC n'est pas nécessairement une norme. L'en-tête de chaque document annonce sa catégorie : Standards Track (une norme en cours ou aboutie), Best Current Practice (une pratique recommandée), Informational (un document explicatif ou la description d'une technologie propriétaire), Experimental ou Historic. Une RFC informationnelle décrit ; elle n'impose rien. Depuis la révision du processus de normalisation par la RFC 6410, la voie des normes ne comporte plus que deux niveaux de maturité, Proposed Standard et Internet Standard ; l'ancien niveau intermédiaire n'est plus attribué, ce qui explique que beaucoup de protocoles universellement déployés portent encore la mention Proposed Standard.
Une RFC publiée n'est jamais modifiée. C'est le point qui déroute le plus. Le texte est figé définitivement ; l'évolution passe par de nouveaux documents. L'en-tête indique alors Obsoletes (ce document remplace intégralement un précédent) ou Updates (il en modifie une partie). Réciproquement, une RFC dépassée affiche Obsoleted by. C'est ainsi que la RFC 793 renvoie vers la RFC 9293, et la RFC 2460 vers la RFC 8200. Les coquilles et erreurs relevées après publication sont consignées séparément dans un système d'errata, à consulter avant de s'appuyer sur un passage litigieux. Les numéros STD et BCP offrent une alternative commode : ils désignent une fonction plutôt qu'un texte et pointent toujours vers la version en vigueur. STD 13 renverra toujours à la spécification du DNS, quel que soit le document qui l'incarne.
Les mots en majuscules ont un sens juridique interne. Lorsqu'une RFC écrit MUST, SHOULD ou MAY en capitales, elle emploie le vocabulaire normalisé par les RFC 2119 et 8174, réunies sous le numéro BCP 14. MUST signifie une obligation absolue, SHOULD une recommandation forte dont on ne s'écarte qu'en connaissance de cause, MAY une simple faculté. Cette nuance explique quantité de différences de comportement entre équipements : deux implémentations peuvent être conformes tout en traitant différemment un cas marqué SHOULD.
Où les consulter. Le site du RFC Editor héberge la collection complète depuis la RFC 1 de 1969, en texte, en HTML et en PDF. Le Datatracker de l'IETF y ajoute l'historique : brouillons successifs, groupe de travail responsable, documents liés, statut à jour. Le processus qui mène un brouillon au rang de norme est lui-même décrit dans une RFC, la RFC 2026 (BCP 9). En pratique, la lecture rentable commence rarement au début : la table des matières, la section de terminologie et les considérations de sécurité en fin de document livrent l'essentiel en quelques minutes. Notre glossaire reprend d'ailleurs les définitions de ces sections de terminologie chaque fois qu'elles existent.
Questions fréquentes
Pourquoi citer des RFC plutôt que des articles de blog ?
Une RFC est le document qui définit le protocole, pas un commentaire sur celui-ci. Quand nous écrivons que 100.64.0.0/10 est réservé au partage d'adresses entre abonnés, la RFC 6598 le dit noir sur blanc et cette phrase reste vraie dans dix ans. Un article de blog, lui, reflète l'état d'un service à une date donnée. Nous utilisons la presse spécialisée pour le contexte, jamais pour établir un fait technique.
Une RFC ancienne est-elle encore valable ?
Souvent oui. La RFC 791, qui définit IPv4, date de 1981 et reste la référence en vigueur. L'ancienneté n'est pas un défaut : ce qui compte est le statut du document et la présence, ou non, d'une RFC plus récente qui l'obsolète. La RFC 793 (TCP) a par exemple été remplacée en 2022 par la RFC 9293, alors que le protocole décrit n'a pas changé de nature.
Où puis-je consulter gratuitement ces documents ?
Toutes les RFC sont publiques et gratuites sur le site du RFC Editor et dans le Datatracker de l'IETF. Les registres de l'IANA, les textes du RGPD via EUR-Lex, les décisions de la CJUE, les publications de l'ANSSI et la doctrine de la CNIL sont également librement accessibles. Nous ne citons aucune source payante ou fermée.
Comment savoir quelle source a servi à une page précise ?
Chaque tableau de cette page indique dans sa troisième colonne la ou les pages du site concernées. Vous pouvez donc faire le chemin inverse : partir d'une table de référence et retrouver le document qui la fonde. Notre méthodologie détaille par ailleurs le fonctionnement de chaque outil.
Vos données de géolocalisation viennent-elles d'une source officielle ?
Non, et c'est une distinction importante. L'attribution d'un bloc d'adresses à un opérateur est une donnée officielle publiée par les registres régionaux. La localisation en ville, elle, est une estimation commerciale produite par notre fournisseur ipinfo.io. Nous expliquons cette limite en détail dans notre guide sur la géolocalisation par IP.
Que faire si vous repérez une erreur dans une référence ?
Signalez-la nous. Une référence fausse est pour nous une erreur plus grave qu'une tournure maladroite, car elle se propage. Notre charte éditoriale décrit la procédure de correction et l'affichage de la date de mise à jour sur les pages concernées.