Analyseur d'en-têtes d'e-mail
Collez les en-têtes bruts d'un message : l'outil les déplie, remet la chaîne Received dans l'ordre chronologique, situe les adresses IP traversées et détaille les verdicts SPF, DKIM et DMARC. Rien n'est enregistré.
L'analyseur
Attention : les en-têtes d'un e-mail contiennent des données personnelles : adresses des destinataires, identifiants de session, parfois le nom de votre machine. Ce texte n'est ni stocké, ni journalisé, ni transmis à un tiers. Seule exception : les adresses IP publiques détectées sont envoyées à notre fournisseur de géolocalisation pour être situées, dans la limite de huit par analyse. Le corps du message est écarté dès la lecture et n'est jamais réaffiché.
example.com et example.org et les adresses 192.0.2.19, 198.51.100.42 et 203.0.113.77 appartiennent aux plages réservées à la documentation par la RFC 5737 : elles n'existent nulle part sur Internet. Elles sont reconnues comme telles et ne déclenchent aucune requête de géolocalisation.
En-têtes principaux
17 en-têtes ont été lus et dépliés, puis l'analyse s'est arrêtée à la première ligne vide : le corps du message a été ignoré.
| From | "Lettre Example" <lettre@example.com> , Expéditeur affiché |
|---|---|
| To | Marie Durand <marie.durand@example.org> , Destinataire |
| Reply-To | contact@example.com , Adresse de réponse |
| Return-Path | <lettre@example.com> , Chemin de retour (enveloppe) |
| Subject |
Votre récapitulatif mensuel Encodage MIME d'origine : =?UTF-8?Q?Votre_r=C3=A9capitulatif_mensuel?=
, Objet
|
| Date | Tue, 03 Feb 2026 18:41:05 +0100 , Date déclarée par l'expéditeur |
| Message-ID | <20260203174105.6C41E1A0B7@smtp-out-12.example.com> , Identifiant du message |
| X-Mailer | ExampleMailer 4.2 , Logiciel expéditeur |
| Content-Type | multipart/alternative; boundary="----=_Part_2841_1927364" , Type de contenu |
| List-Unsubscribe | <https://example.com/desabonnement?id=abc123>, <mailto:stop@example.com> , Lien de désabonnement |
Chaîne de transmission (Received)
Les serveurs empilent leurs en-têtes Received du plus récent au plus ancien. Ils sont ici remis dans l'ordre chronologique : l'étape 1 est la plus ancienne trace disponible, la dernière correspond au serveur qui a déposé le message dans la boîte du destinataire.
-
relais-interne.example.com → smtp-out-12.example.com
- Serveur émetteur
- relais-interne.example.com
- Serveur récepteur
- smtp-out-12.example.com
- Protocole
- ESMTP
- Identifiant de file
- 6C41E1A0B7
- Horodatage
- Tue, 03 Feb 2026 18:41:09 +0100 (CET)
soit 03/02/2026 17:41:09 UTC - Adresses IP
- 192.0.2.19 (documentation)
-
smtp-out-12.example.com → mx-in-03.mail.example.org
- Serveur émetteur
- smtp-out-12.example.com
- Serveur récepteur
- mx-in-03.mail.example.org
- Protocole
- ESMTPS
- Identifiant de file
- 4Zk8Qt5r0Kz2Gd
- Horodatage
- Tue, 03 Feb 2026 18:41:24 +0100 (CET)
soit 03/02/2026 17:41:24 UTC - Adresses IP
- 203.0.113.77 (documentation)
- Délai
- + 15 s depuis l'étape précédente
-
mx-in-03.mail.example.org → stockage-07.mail.example.org
- Serveur émetteur
- mx-in-03.mail.example.org
- Serveur récepteur
- stockage-07.mail.example.org
- Protocole
- ESMTPS
- Identifiant de file
- 4Zk8Qv2m1Nz3Hb
- Horodatage
- Tue, 03 Feb 2026 18:41:27 +0100 (CET)
soit 03/02/2026 17:41:27 UTC - Adresses IP
- 198.51.100.42 (documentation)
- Délai
- + 3 s depuis l'étape précédente
Un délai de plusieurs minutes entre deux étapes signale une mise en file d'attente : gestion antispam, réessai après un rejet temporaire (4xx), ou saturation du serveur. Un délai « en arrière » n'a rien d'anormal : il traduit simplement deux horloges mal synchronisées, ou deux fuseaux horaires mal déclarés.
Adresses IP rencontrées
| Adresse | Version | Nature | Localisation | Organisation |
|---|---|---|---|---|
198.51.100.42 |
IPv4 | documentation | Plage réservée à la documentation (RFC 5737 ou RFC 3849) : aucune requête envoyée. | |
203.0.113.77 |
IPv4 | documentation | Plage réservée à la documentation (RFC 5737 ou RFC 3849) : aucune requête envoyée. | |
192.0.2.19 |
IPv4 | documentation | Plage réservée à la documentation (RFC 5737 ou RFC 3849) : aucune requête envoyée. | |
Authentification du message
| SPF |
pass
d'après Authentication-Results
Le serveur qui a remis le message est bien autorisé par l'enregistrement SPF du domaine utilisé dans l'enveloppe SMTP (MAIL FROM). Ce domaine n'est pas forcément celui affiché dans le champ From. |
|---|---|
| DKIM |
pass
d'après Authentication-Results
Une signature cryptographique a été vérifiée avec succès : les champs signés et le corps du message n'ont pas été modifiés entre la signature et la réception, et la clé publique publiée dans le DNS du domaine signataire correspond. |
| DMARC |
pass
d'après Authentication-Results
La politique DMARC du domaine affiché dans le champ From est satisfaite : SPF ou DKIM a réussi et le domaine concerné est aligné avec celui du From. C'est le seul des trois résultats qui porte sur l'adresse que voit le destinataire. |
Ce que cette analyse ne dit pas : ces trois résultats ont été calculés par le serveur de réception, pas par cet outil : ils sont recopiés depuis les en-têtes que vous avez collés, et ne valent donc que si vous faites confiance au serveur qui les a écrits. Trois « pass » prouvent qu'un domaine autorisé a bien émis le message ; ils ne disent rien du contenu, ni des intentions de l'expéditeur. Un domaine créé le matin même peut afficher un SPF, un DKIM et un DMARC irréprochables. À l'inverse, un « fail » ne condamne pas un message : la réexpédition automatique casse SPF, et la moindre modification en transit casse DKIM.
L'essentiel
- Les en-têtes se lisent de bas en haut pour l'ordre chronologique : chaque serveur ajoute sa ligne
Receivedau-dessus des précédentes. - Seules les lignes ajoutées par des serveurs de confiance sont exploitables ; tout ce qui se trouve sous elles a pu être fabriqué par l'expéditeur.
- SPF, DKIM et DMARC répondent à trois questions différentes. Aucun des trois ne certifie qu'un message est honnête.
- L'adresse IP d'origine désigne presque toujours un serveur de messagerie, jamais l'ordinateur d'une personne.
Où trouver les en-têtes d'un e-mail
Aucun client de messagerie n'affiche les en-têtes par défaut : il faut demander la source brute du message. La manipulation prend quelques secondes et diffère selon le logiciel.
| Client | Chemin | Résultat |
|---|---|---|
| Gmail (web) | Menu ⋮ du message → Afficher l'original | Page complète avec un bouton « Télécharger le message d'origine » et un résumé SPF/DKIM/DMARC |
| Gmail (mobile) | Non disponible | L'application ne donne pas accès aux en-têtes : passez par un navigateur en mode ordinateur |
| Outlook.com / Outlook web | Menu ⋯ → Afficher → Afficher les détails du message | Zone de texte contenant uniquement les en-têtes |
| Outlook (Windows, bureau) | Ouvrir le message dans sa propre fenêtre → Fichier → Propriétés | Champ En-têtes Internet en bas de la boîte de dialogue |
| Apple Mail (macOS) | Présentation → Message → Tous les en-têtes (⇧⌘H) | Les en-têtes s'affichent au-dessus du message |
| Thunderbird | Affichage → Code source du message (Ctrl+U) | Fenêtre contenant les en-têtes puis le corps encodé |
| Webmails d'opérateurs (Orange, Free, SFR) | Menu contextuel du message → Afficher la source ou Voir le message d'origine | Libellé variable selon les versions du webmail |
- Ouvrez le message concerné Ne le transférez pas : un transfert reconstruit un nouveau message et détruit la chaîne d'origine. Si vous devez le transmettre à un service de sécurité, utilisez la fonction « transférer en pièce jointe ».
- Affichez la source Suivez le chemin indiqué ci-dessus pour votre client.
- Sélectionnez le bloc d'en-têtes Il commence par la première ligne du type
Nom: valeuret se termine à la première ligne totalement vide. Tout ce qui suit est le corps du message : inutile de le copier. - Conservez les retours à la ligne Les lignes indentées prolongent la ligne précédente. Un copier-coller qui les écrase rend la chaîne
Receivedillisible.
Astuce : Sur Gmail, la page « Afficher l'original » affiche déjà un tableau SPF / DKIM / DMARC. Elle ne montre en revanche ni les délais entre serveurs, ni la géolocalisation des adresses traversées : c'est précisément ce que complète l'outil ci-dessus, et ce que vous pouvez approfondir avec notre recherche d'adresse IP.
Comment lire une chaîne Received
Chaque serveur qui accepte un message y ajoute un en-tête Received en tête de pile, avant tous les autres. La conséquence est contre-intuitive : dans le fichier, le premier Received que vous lisez est le dernier ajouté, celui du serveur qui vient de vous livrer le message. Pour suivre le trajet dans le sens du voyage, il faut lire du bas vers le haut : ce que l'outil fait pour vous.
Un en-tête Received bien formé suit toujours la même grammaire, définie par la RFC 5321 :
Received: from nom annoncé par l'expéditeur (nom inverse résolu [IP réelle]) by serveur récepteur with protocole id identifiant de file for <destinataire>; date
La distinction la plus importante se joue dans la clause from. Le nom qui suit immédiatement from est déclaré par la machine qui se connecte lors de la commande HELO ou EHLO : n'importe qui peut y écrire ce qu'il veut. Ce qui figure entre parenthèses, en revanche, a été constaté par le serveur récepteur : le nom obtenu par résolution inverse et, entre crochets, l'adresse IP de la connexion TCP. Cette adresse-là ne se falsifie pas au niveau applicatif. Quand les deux ne concordent pas, beaucoup de serveurs notent unknown entre parenthèses.
La frontière de confiance
Un expéditeur malveillant peut parfaitement inclure de faux en-têtes Received dans le message qu'il envoie : ils apparaîtront tout en bas de la pile et raconteront une histoire inventée, avec des serveurs et des dates qui n'ont jamais existé. C'est une technique classique pour faire croire qu'un message provient d'une banque ou d'une administration.
La règle de lecture est donc la suivante : partez du haut. Les en-têtes ajoutés par votre propre fournisseur de messagerie sont fiables, puisque c'est lui qui les a écrits. Descendez tant que vous reconnaissez des serveurs appartenant à votre fournisseur, puis à des opérateurs légitimes. La première ligne qui échappe à ce périmètre marque la frontière : tout ce qui se trouve en dessous n'est qu'une déclaration de l'expéditeur, à traiter comme telle. En pratique, sur un message reçu chez un grand webmail, seuls les deux ou trois Received du haut ont une valeur probante.
Les incohérences de dates constituent un second indice. Des horodatages qui reculent de quelques secondes traduisent une simple dérive d'horloge entre serveurs. Un écart de plusieurs heures, ou une date antérieure à celle du champ Date déclaré, mérite en revanche l'attention. Pour comprendre pourquoi les serveurs se reconnaissent par leur nom plutôt que par leur adresse, notre guide du DNS détaille le rôle des résolutions directe et inverse.
SPF, DKIM et DMARC en trois minutes
Ces trois mécanismes sont souvent présentés comme un tout ; ils répondent en réalité à trois questions distinctes, et c'est leur combinaison qui fait la protection.
| SPF | Le serveur qui présente ce message est-il autorisé à envoyer pour le domaine déclaré dans l'enveloppe SMTP (MAIL FROM) ? La réponse est publiée dans un enregistrement DNS de type TXT du domaine. |
|---|---|
| DKIM | Le contenu signé a-t-il été modifié depuis l'envoi ? Le serveur expéditeur signe certains en-têtes et le corps avec une clé privée ; le destinataire vérifie avec la clé publique publiée sous sélecteur._domainkey.domaine. |
| DMARC | Le domaine affiché dans le champ From, le seul que voit l'utilisateur, est-il couvert par un SPF ou un DKIM réussi portant sur ce même domaine ? Et que faire si ce n'est pas le cas ? |
Le point que tout le monde manque tient en une phrase : SPF ne regarde jamais l'adresse affichée dans votre client de messagerie. Il vérifie l'adresse de l'enveloppe, invisible pour l'utilisateur, celle qui apparaît dans Return-Path. Rien n'interdit à un attaquant d'envoyer depuis un domaine qu'il contrôle, avec un SPF impeccable pour ce domaine, tout en affichant service-client@votre-banque.fr dans le champ From. Résultat : SPF « pass », et pourtant usurpation.
C'est exactement le trou que comble DMARC avec la notion d'alignement. Pour qu'un message passe DMARC, il faut qu'au moins un des deux mécanismes réussisse et que le domaine qu'il a validé corresponde à celui du champ From (identique, ou sous-domaine du même domaine organisationnel selon le mode d'alignement choisi). Le propriétaire du domaine publie en plus une politique : p=none (surveiller seulement), p=quarantine (classer en indésirables) ou p=reject (refuser à la porte). La syntaxe précise de ces enregistrements figure dans notre référence des types d'enregistrements DNS, et notre guide adresse IP et e-mails replace ces mécanismes dans le fonctionnement général de la messagerie.
Deux limites à garder en tête. D'abord, ces mécanismes authentifient un domaine, pas une intention : un domaine d'escroquerie enregistré le jour même peut publier SPF, DKIM et DMARC en règle. Ensuite, ils cassent facilement de façon légitime : une liste de diffusion qui ajoute un pied de page invalide la signature DKIM, une redirection automatique de boîte fait échouer SPF. Le mécanisme ARC a précisément été conçu pour que ces intermédiaires puissent attester les vérifications faites en amont. Enfin, si vos propres messages partent en indésirables, la cause se trouve souvent du côté de la réputation de votre adresse d'émission : notre page mon IP est bloquée explique le fonctionnement des listes de blocage.
Ce que l'adresse IP d'origine permet
Retrouver l'adresse IP la plus ancienne de la chaîne est le réflexe de tous ceux qui découvrent les en-têtes. Il faut immédiatement en désamorcer l'attente : cette adresse désigne un réseau, pas une personne.
Dans l'immense majorité des cas, elle appartient au serveur d'envoi du fournisseur de messagerie de l'expéditeur, pas à sa machine. Les grands webmails ont cessé d'inscrire l'adresse IP de leurs utilisateurs dans les en-têtes des messages envoyés depuis leur interface web : vous obtiendrez donc un centre de données, souvent situé dans un pays qui n'a aucun rapport avec la localisation réelle de l'expéditeur. Une adresse IP repérée dans les en-têtes d'un message parti de Lyon peut parfaitement pointer vers l'Irlande ou les Pays-Bas.
Même lorsque l'adresse correspond bien à une connexion grand public, elle n'identifie qu'un point de raccordement : une box, partagée par tout un foyer, et parfois par plusieurs abonnés lorsque l'opérateur utilise le CGNAT. Sa localisation est approximative par construction : notre guide de la géolocalisation par IP détaille pourquoi la ville affichée est souvent celle du point de sortie de l'opérateur. Seul le fournisseur d'accès peut relier une adresse à un abonné, à une date et une heure précises, et il ne le fait que sur réquisition d'une autorité judiciaire : c'est ce qu'expliquent nos pages sur l'adresse IP et le RGPD et sur ce que votre FAI conserve.
Concrètement, l'adresse d'origine sert donc à corroborer ou infirmer une histoire : un message qui se présente comme émanant d'une administration française mais dont le premier serveur appartient à un hébergeur de VPS bon marché à l'autre bout du monde vous renseigne utilement. Elle ne sert pas à désigner un coupable. Si vous êtes victime, le bon réflexe est de signaler le message et de transmettre les en-têtes complets aux services compétents, pas de mener l'enquête vous-même.
Reconnaître une tentative d’hameçonnage
Les en-têtes ne remplacent pas le bon sens, mais ils objectivent une intuition. Voici les signaux qui, cumulés, doivent déclencher la méfiance : l'objectif étant toujours de vous protéger, jamais d'apprendre à fabriquer un tel message.
- Reply-To différent du From : le message affiche une adresse connue, mais votre réponse partirait ailleurs. Légitime pour une lettre d'information, très suspect sur un courrier qui vous demande de répondre avec des informations.
- Return-Path incohérent : l'enveloppe désigne un domaine sans rapport avec la marque affichée. C'est le domaine que SPF a réellement validé.
- Domaine proche mais distinct : substitution de caractères, tiret ajouté, extension changée, ou nom de marque placé en sous-domaine d'un autre domaine. Le domaine qui compte est toujours celui qui précède immédiatement l'extension.
- Aucune authentification : une grande organisation qui envoie des millions de messages publie forcément SPF, DKIM et DMARC. Trois résultats
nonesur un courrier prétendument bancaire sont anormaux. - Serveur d'origine sans rapport : le premier serveur de la chaîne appartient à un hébergeur mutualisé ou à un réseau résidentiel étranger, alors que le message se réclame d'une institution.
- Date déclarée incohérente : le champ
Dateprécède de plusieurs jours le premierReceived, signe d'un message forgé ou rejoué. - En-têtes techniques absents : ni
Message-ID, niMIME-Version, niList-Unsubscribesur une prétendue lettre d'information commerciale.
Aucun de ces signaux ne constitue une preuve à lui seul, et un message parfaitement authentifié peut être malveillant. Inversement, une réexpédition automatique ou une passerelle d'entreprise déclenchent régulièrement plusieurs de ces alertes sur des courriers légitimes. La bonne pratique reste invariable : ne cliquez pas sur le lien, tapez vous-même l'adresse du site concerné, et vérifiez directement dans votre espace client. En France, un message frauduleux peut être signalé sur la plateforme Signal Spam ou via le service Phishing Initiative ; les SMS frauduleux se signalent au 33700. Le vocabulaire employé dans cette page est repris et défini dans notre glossaire du réseau, et les en-têtes que votre navigateur envoie de son côté sont détaillés par l'outil mes en-têtes HTTP.
Questions fréquentes
L'adresse IP trouvée dans les en-têtes est-elle celle de l'expéditeur ?
Rarement celle de sa machine. Dans la quasi-totalité des cas, il s'agit du serveur d'envoi de son fournisseur de messagerie : Gmail, Outlook.com, Orange ou un routeur transactionnel d'entreprise. Les grands webmails ont cessé depuis longtemps d'insérer l'adresse IP du client dans les en-têtes. Vous obtenez donc l'opérateur du service utilisé, pas l'abonné, comme l'explique notre guide adresse IP et e-mails.
Puis-je identifier une personne à partir de ces informations ?
Non. Une adresse IP désigne un point de raccordement au réseau, pas un individu, et seul son opérateur peut faire le lien avec un abonné : uniquement sur réquisition judiciaire. La géolocalisation par IP vous donne au mieux une ville et un opérateur, souvent celle du centre de données. Voyez aussi adresse IP et RGPD pour le cadre juridique.
Les en-têtes peuvent-ils être falsifiés ?
Oui, mais pas tous. N'importe qui peut inventer les champs From, Reply-To, Date et même ajouter de faux en-têtes Received en bas de la pile. En revanche, chaque serveur ajoute son propre Received au-dessus des précédents : les lignes ajoutées par votre propre fournisseur de messagerie sont fiables, et la première d'entre elles indique le vrai serveur qui lui a remis le message.
Un SPF « pass » signifie-t-il que le message est authentique ?
Non. SPF vérifie le domaine de l'enveloppe SMTP (MAIL FROM), pas celui que vous voyez dans le champ From. Un expéditeur peut obtenir un SPF « pass » sur son propre domaine tout en affichant une autre adresse. C'est précisément l'alignement exigé par DMARC qui comble cette faille ; les enregistrements concernés sont décrits dans notre page types d'enregistrements DNS.
Mes en-têtes sont-ils conservés par votre site ?
Non. Le texte collé est analysé en mémoire le temps de produire la page, puis disparaît : aucun enregistrement en base, aucun cookie, aucune session, et le texte collé n'est écrit dans aucun fichier, seul le résultat de géolocalisation des adresses publiques trouvées est mis en cache 24 h sur notre serveur, comme pour toute recherche d'adresse. Seules les adresses IP publiques trouvées sont envoyées à notre fournisseur de géolocalisation, avec un maximum de huit par analyse. Le détail figure dans notre méthodologie.
Pourquoi certains en-têtes tiennent-ils sur plusieurs lignes ?
La RFC 5322 autorise le repliage (folding) : un en-tête trop long est coupé et poursuivi sur la ligne suivante, à condition que celle-ci commence par une espace ou une tabulation. L'outil applique le dépliage inverse avant toute analyse, sans quoi une chaîne Received serait tronquée. Copiez donc les en-têtes en respectant les retours à la ligne et les indentations d'origine.